La semaine dernière, je me suis rendue à Laval, au Québec, avec la Dre Una Malcolm, directrice académique de Dyslexie Canada, pour une journée d’apprentissage professionnel avec l’Association des directeurs d’école Sir Wilfrid Laurier. Una et moi avons eu le plaisir de présenter des présentations aux personnels enseignants et des parents à travers tout le pays, mais c’était la première fois que nous étions invités à offrir du perfectionnement professionnel dans un club de cabaret, avec une boule disco et une machine à fumée en état de marche.C’était vraiment une journée mémorable !
J’étais ravie d’être invitée a prononcer une séance de suivi après ma première intervention auprès de ce groupe au printemps dernier. Cette première présentation portait sur l’importance de garantir à tous les enfants un bon départ dans l’apprentissage de la lecture. Nous avons abordé la science de la lecture, l’importance d’un enseignement solide des compétences fondamentales et le rôle du dépistage universel pour identifier précocement les besoins de tous les élèves. Détecter les difficultés de lecture au plus tôt est crucial, car cela permet aux écoles d’intervenir avant que les enfants ne subissent pas les conséquences scolaires et émotionnelles d’un retard.
L’un des principaux défis auxquels ces personnels enseignants sont confrontés est le programme d’enseignement de l’anglais désuet du Québec.
Alors que le Québec a récemment mis à jour son programme d’études en français pour mettre l’accent sur les compétences fondamentales essentielles, le programme d’études en anglais demeure ancré dans l’approche globale, désormais dépassée. Le curriculum d’anglais ne définit pas clairement les attentes relatives aux compétences fondamentales telles que l’apprentissage de l’alphabet, l’écriture, la conscience phonémique, la phonétique et le décodage. Ce manque de clarté fait que l’enseignement et l’évaluation peuvent varier considérablement d’une classe à l’autre, et trop souvent, les élèves dyslexiques éprouvent des difficultés plus longtemps que nécessaire avant que leurs besoins ne soient identifiés et communiqués à leurs parents.
Ce qui était particulièrement encourageant lors de cette visite, c’était de constater que le Conseil scolaire Sir Wilfrid Laurier ne se contente pas d’attendre une réforme des programmes scolaires pour agir dans l’intérêt des élèves. Le conseil travaille activement à intégrer des pratiques d’alphabétisation fondées sur des données probantes dans les écoles, notamment en utilisant le DIBELS 8 comme outil de dépistage universel.
Una a expliqué comment les données de dépistage peuvent être utilisées non seulement pour soutenir les élèves individuellement, mais aussi pour repérer des tendances, poser de meilleures questions et orienter la prise de décision au niveau de l’établissement et du système scolaire.
Boule disco et machine à fumée à part, nous avons passé une excellente journée en compagnie de ce groupe de chefs d’établissement engagés et réfléchis. Nous leur sommes reconnaissants de leur ouverture d’esprit et de leur travail constant visant à améliorer les compétences en lecture et en écriture de tous les élèves grâce à une pédagogie fondée sur des données probantes et au dépistage précoce.