par S. , Colombie-Britannique
En tant qu’étudiante atteinte de dyslexie, je bénéficie de mesures d’adaptation telles qu’un logiciel de correction orthographique et une salle calme lorsque je passe des examens. Ces mesures me permettent de démontrer mes connaissances de manière efficace et équitable par rapport à mes pairs non dyslexiques.
Au secondaire, je savais comment ces mesures d’adaptation fonctionnaient et comment je pouvais y avoir accès. De plus, mes enseignants me connaissaient bien et comprennent le soutien dont j’avais besoin.
Alors que je me préparais à faire la transition vers l’université, j’étais à la fois très enthousiaste à l’idée de vivre une nouvelle aventure et de relever un nouveau défi, mais aussi un peu nerveuse et incertaine quant à la manière dont je pourrais bénéficier de mesures d’adaptation et de soutien académique.
Aujourd’hui, alors que j’entame ma quatrième année de baccalauréat, je ressens le même sentiment de confiance et d’assurance quant au soutien académique dont je bénéficie et à la façon d’y accéder qu’au secondaire.
Bien que chaque établissement soit différent, voici comment j’ai vécu la transition vers l’université et comment j’ai pu bénéficier d’un soutien continu et de mesures d’adaptation qui me permettent de poursuivre mes études dans des conditions aussi équitables que celles de mes
pairs :
Tout d’abord, lorsque j’ai présenté ma candidature à divers établissements d’enseignement postsecondaire, j’ai consulté leurs sites Web pour trouver des informations sur la façon dont les étudiants peuvent obtenir des mesures d’adaptation. Cela s’est parfois avéré frustrant, car on ne trouvait pas toujours de réponse claire ni de processus bien défini. Dans ces cas-là, j’ai trouvé très utile de communiquer avec l’établissement par courriel pour expliquer mes besoins académiques et demander quel type de soutien était offert. Bien que tous les établissements qui m’intéressaient disposaient de systèmes de soutien complets pour les étudiants ayant besoin de mesures d’adaptation, j’étais prête à envisager d’autres options si ce n’avait pas été le cas.
Par la suite, une fois que j’ai été acceptée à l’université où j’étudie actuellement, j’ai communiqué avec l’équipe responsable des mesures d’adaptation et j’ai eu une rencontre d’évaluation initiale avec une spécialiste de l’apprentissage. J’ai fait cela durant l’été précédant ma première année; cependant, certains de mes camarades l’ont fait plus tard dans leur parcours d’apprentissage, et le processus était le même.
Avant cette rencontre, j’ai remis à la spécialiste de l’apprentissage mon PÉI du secondaire ainsi que mon évaluation psychoéducative. La rencontre s’est bien déroulée et a duré environ 45 minutes. La spécialiste m’a posé des questions sur mon parcours d’apprentissage, le soutien à l’apprentissage dont j’avais bénéficié jusqu’alors et le soutien que l’université pouvait m’offrir. Elle a également répondu à toutes mes questions concernant l’université et les ressources offertes aux étudiants. Ensemble, nous avons établi une liste des mesures d’adaptation dont je bénéficierais, tant en classe que lors des examens.
Cette spécialiste de l’apprentissage m’a été attribuée et continue de me soutenir au fil des années. Par exemple, elle est intervenue en ma faveur et a expliqué pourquoi j’avais besoin de ces mesures d’adaptation lorsqu’un professeur insistait pour que tous les étudiants passent leurs examens en classe plutôt qu’au centre de passation des examens supervisés destiné aux étudiants bénéficiant de mesures d’adaptation.
J’ai également trouvé très utile de me rendre régulièrement aux heures de bureau de mes professeurs, surtout au début du semestre. Je commence chaque semestre en allant les rencontrer dès la première semaine. À cette occasion, je me présente, j’explique que je bénéficie de mesures d’adaptation en raison de ma dyslexie et je leur pose toutes les questions que j’ai au sujet de leur cours. Je constate que les professeurs sont toujours ravis d’échanger avec moi et me demandent souvent s’il y a quelque chose qu’ils peuvent faire pour me soutenir tout au long du semestre. Ces rencontres individuelles avec mes professeurs ont été un excellent moyen d’établir un lien avec eux, particulièrement dans les grands cours magistraux, et m’ont permis de me sentir plus à l’aise pour leur demander de l’aide tout au long du semestre.
En résumé, me renseigner sur les mesures d’adaptation offertes par les différentes universités avant de présenter ma candidature, communiquer rapidement avec l’équipe responsable des mesures d’adaptation une fois acceptée et apprendre à connaître mes professeurs en assistant à leurs heures de bureau m’ont permis de me sentir pleinement soutenue sur le plan académique tout au long de mon parcours universitaire. Mon principal conseil aux futurs étudiants de niveau postsecondaire serait de défendre leurs propres besoins, car contrairement à l’école primaire ou au secondaire, vous êtes entièrement responsables de votre apprentissage et de la recherche du soutien auquel vous avez droit. Cela peut sembler intimidant au début, mais cela devient plus facile avec la pratique. Vous en êtes capables!
Ma vie avec la dyslexie : « La dyslexie au quotidien » est une série qui offre aux personnes atteintes de dyslexie l’occasion de partager leurs expériences personnelles, les difficultés qu’elles rencontrent et la manière dont elles les surmontent pour atteindre leurs objectifs personnels. En partageant ces témoignages, nous espérons que vous y trouverez l’inspiration nécessaire pour continuer à poursuivre vos objectifs et à exploiter pleinement votre potentiel. Si vous souhaitez partager votre histoire, veuillez utiliser le formulaire de soumission.